Selon l'étude « BioBio », la présence d'habitats semi-naturels sur les exploitations agricoles serait la principale garantie de biodiversité.

Selon l’étude « BioBio », la présence d’habitats semi-naturels sur les exploitations agricoles serait la principale garantie de biodiversité.

Une étude, publiée le 24 juin le site de la revue Nature et Communication, indique que la diversité des habitats non cultivés ou semi-naturels (haies, bandes herbeuses, friches, prairies permanentes…) est le critère principal de développement de la biodiversité dans les exploitations agricoles européennes.

D’autres critères, tels que la différence entre exploitation conventionnelle et biologique, ont été étudiés. Il en ressort que la biodiversité n’augmente que légèrement dans le cas de pratiques d’agriculture biologique.

Les auteurs de cette étude, dénommée « BioBio », préconisent donc « d’augmenter le nombre et la diversité des habitats dans les exploitations » afin de préserver la biodiversité.

Ce projet, mené par l’Inra Toulouse Midi-Pyrénées, en collaboration avec l’Agroscope de Zürich, porte sur 12 régions européennes et 1.470 parcelles et habitats semi-naturels représentatif de systèmes agricoles variés.

Il a également permis de mettre en place de nombreux indicateurs de biodiversité qui serviront de base pour les gestionnaires de ressources et les porteurs d’enjeux européens.